Josh + L'homme est le seul animal qui a la capacité de rire ou de pleurer.



 
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MessageSujet: Josh + L'homme est le seul animal qui a la capacité de rire ou de pleurer.   Lun 30 Mai - 17:55







Le brouhaha s’intensifiait au fil des minutes, elle sentait son cœur cogner contre sa cage thoracique, cherchant certainement à s’exploser contre le parquet luisant de la généreuse salle d’attente du bureau des conseillers du Maire.  Ses prunelles aquatiques se posèrent furtivement sur tout ce qui l’entourait, c’est-à-dire tableaux, peintures, chaussures Jimmy Choo que la secrétaire pulpeuse portait et qui lui allaient à merveille. Cette dernière, blonde, lèvres décorés d’un rouge vif, eyeliner parfaitement disposé sous ses yeux émeraudes. Magnifique songeait la petite brune qui rongeait discrètement ses ongles. L’anxiété l’avait enveloppé de ses bras et dès à présent commençait à ronger ses veines. Elle inspira profondément, replaçant un écouteur blanc à l’intérieure de son oreille droite. Elle se laissait portait au rythme des notes d’un vieux morceau des Beatles. Let it Be étant un classique, ce morceau l’apaisait quelque peu, tandis qu’elle feuilleté le dossier posé sur ses genoux sur lequel était imprimé un prénom et nom qu’elle cherchait à fuir depuis quelques mois. Prise au piège, elle ressemblait très certainement à ces loups sauvages pris au piège lors d’une chasse. A l’exception, qu’elle n’était pas une louve et qu’elle tentait de masquer sa détresse à travers ses vêtements et son maquillage discret.  

Ses paupières s’étaient closes, dans un moment de détente, elle tenta de s’imaginer sur une plage, loin de toute cette richesse, loin de lui. Mais, Kim fut rappelé à la réalité par une voix qu’elle ne connaissait que trop bien, cette voix semblait voguer jusqu’à elle, alors qu’en réalité elle ne faisait que s’adresser à la secrétaire. Puis la porte se ferma, Kim n’eut le temps d’apercevoir qu’une furtive silhouette vêtue d’un costume sombre qui contrastait avec une toison de blés mi- longue qui rongeait la nuque de son frère.  Elle prit une grande inspiration et se redressa sur sa chaise. Face à elle, quelques personnes l’observaient curieusement. Avaient-ils remarqués son anxiété ? Elle n’en doutait pas. Elle ressemblait à ce qu’elle avait été à son arrivée à Los Angeles, une gamine naïve, effrayée par les producteurs. La chute avait été douce, à croire qu’elle était simplement destinée à un monde bien moins lumineux que l’était cette pièce.

Grande blonde, alias la secrétaire s’approcha d’elle et déposa sa main sur son épaule. Ce qui l’avait surpris et dans un sursaut elle se leva d’un bon. « Vous pouvez entrer, il vous attend. » Elle accusa les paroles de la jeune femme comme s’il s’agissait d’un poids lourd qui venait de la percuter. Les jambes flageolantes, elle se dirigea jusqu’à la porte de son bureau et y frappa délicatement de ses petits poings. Elle attendit quelques secondes, le temps pour qu’il puisse lui dire d’entrer et quelques autres secondes pour se décider de ne pas prendre la fuite en glissant le dossier juridique sous sa porte. Serrant, par ailleurs, ce dernier contre sa poitrine, elle ouvrit la porte de sa main libre, laissant apparaître sa silhouette aux yeux d’un homme  qui l’avait vu grandir et l’avait fait grandir. Un homme qui l’avait rendu dépendante, un homme qu’elle avait trahit d’une certaine façon et de milles autres. « Bonjour monsieur Iverson. » Murmurait-elle tandis que l’écho de ses talons aiguilles résonnait à l’intérieur du bureau. Elle referma la porte derrière elle, prenant le temps de l’observer, de détailler son visage. Il n’avait pas changé, enfin presque, cette mâchoire carrée était toujours la même, seul quelques traits soulignaient les années qui s’étaient écoulées depuis son départ. « Je suppose que tu ne m’attendais pas, mais ma patronne a eu une urgence, je crois que son fils est tombé ou quelque chose du genre. Du coup c’est moi qui me charge de te déposer les papiers. » Elle s’avança un peu plus, glissant le fameux dossier juridique sur le bureau de son « frère » et ajouta : « Tu n’as pas changé, comment vont les parents ? » Parents à qui elle ne donnait plus de nouvelles, certainement agacée par les reproches que lui faisaient son père et aussi craintive qu’il apprenne qu’elle était devenue l’une de ces filles que la désillusion avait attrapé de ses griffes. Elle resta debout, face à lui, soutenant son regard océan avec le tiraillement qui lui déchirait les entrailles ; celui de partir et celui de l’enlacer. Toujours ce même paradoxe.
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MessageSujet: Re: Josh + L'homme est le seul animal qui a la capacité de rire ou de pleurer.   Mar 31 Mai - 1:15





«L'homme est le seul animal qui a la capacité de rire ou de pleurer»

Avec Kim Waltham

Les rayons de soleil ragaillardis par des longues baies vitrées les laissant passer avec complaisance, venaient frapper le visage du jeune conseiller politique. Venant de l'est, ils lui apportaient les souvenirs perdus de son île d'origine. L'Angleterre ; il y avait été heureux, avait risqué sa vie pour elle, aimé grâce à elle. Il y portait un autre nom, dont les lettres le composant s'étaient envolées en traversant l'Atlantique. Il avait troqué son Wolsey pour un Iverson qu'il avait vite adopté. Depuis qu'il était dans les services secrets de sa majesté - et bien avant lorsqu'il était dans les forces spéciales - il avait appris à être un autre. Sa famille, quelques camarades, des vieux amis de lycée et de Cambridge, pouvaient se targuer de le connaître à peu près. Mais seulement une personne le connaissait pleinement, tant ils n'avaient plus formé qu'un fut un temps. Kim, une fille que le jeu des divorces et remariages avaient fait d'elle sa sœur, même si le sang n'était pas le même. Mais depuis des années, il n'était plus entier. Il lui avait dit au revoir comme souvent avant de partir en mission ; des paroles sobres, simples, concises pour cacher un danger grand. Faire partie des S.A.S le forçait au secret et à l'absence régulière, mais il la retrouvait après des horreurs, il la pourrissait quand elle partait en vrille avant de l'enlacer. Mais cette fois, à son retour du Golfe d'Aden, elle n'était plus là. Sans un mot elle était partie, une vie convenue et stable l'aurait enchaîné mais la liberté chez elle tournait toujours vers la destruction, c'était obligatoire.

Il n'avait même pas cherché à la retrouver, non pas que l'envie ou le temps manquaient mais par orgueil. Il s'était senti trahi, abandonné, entre eux c'était tout rien, tout le temps. Il l'avait sincèrement aimé, c'était moralement répréhensible mais c'était ainsi et être quitté ainsi le plongea dans une profonde tristesse qu'il cacha derrière un masque de fer. Elle ne tenait peut-être pas à lui depuis le début, ou depuis quelques temps déjà. Il avait repris sa vie, ses services pour un peuple qui ne connaissait pas son nom au prix d'une femme qui connaissait tout son être. Il en était devenu capable de n'être plus personne, sans nom, sans visage, parfois un artiste underground au milieu d'activistes politiques, parfois un trafiquant d'armes, parfois de nouveau un militaire. Aujourd'hui il était un homme politique, conseiller du maire, passé par Yale officiellement, officieusement il se renseignait sur la mafia de la ville. Tout tournait bizarrement ici, cela semblait connu et pourtant ne pas alerter plus que ça au niveau des autorités. Les tâches de Josh à ce nouveau poste n'étaient pas définies, on lui refourguait toutes sortes de dossiers, importants ou non qu'il fallait gérer pour le maire. Un dossier d'urbanisme lui passait sous le nez, la rénovation d'un foyer associatif pour un quartier défavorisé. Après avoir regardé les plans, vérifié les dérogations, il signa, accepta le financement alloué et referma le dossier cartonné qu'il mit en coin de table. Un homme en face de lui n'avait eu le droit qu'à quelques mots de sa part. L'agent était occupé à sa paperasse et on aurait pensé qu'il n'écoutait pas son interlocuteur, il en était rien, il avait retenu ce qu'il y avait à retenir et connaissait déjà la réponse qu'il allait apporter.
- Très bien, dans ce cas réservez le jet immédiatement pour Washington, ce soir même, le maire doit aller rendre compte aux membres du parti au Congrès. Sortez j'ai encore beaucoup à faire.

L'homme parti et le conseiller réajusta la cravate noir de son costume noir, puis il déposa la veste sur le dossier de son siège afin d'être plus à l'aise dans cette chemise blanche. On venait encore le bassiner avec une affaire juridique, droit privé, droit des affaires, droit du travail, on venait encore l'emmerder. Ça allait encore être un jeune déjà atteint de la calvitie. Il bégayerait, ferait tomber ses feuilles, s’accroupirait sous le regard imperturbable de l'agent anglais. Mais le destin était toujours insondable. Quand ses yeux perçants s'étant trop délectés du panorama rougeoyant qui s'offrait à eux se tournèrent pour observer la nouvelle venue remarquable au bruit des talons, ils furent frappés de stupeur. Ils connaissaient tout ce que ça allait faire remonter chez l'agent Wolsey, ils auraient préféré être percés que de voir cela. Ou peut-être pas en réalité. Une rage contenue le faisait bouillir, trop de rancœur et d'incompréhension l'animait. Elle avait déserté son poste auprès de lui et il y a peu encore, les déserteurs étaient condamnés à mort. La retrouver ici après tant d'années... Josh se sentait à la jonction de la divine providence à la plus cruelle des farces. Chaque mot qu'elle prononçait lui donnait envie de l'insulter, la jeter dehors, l'embrasser.

- Non en effet je ne t'attendais pas, enfin je ne t'attendais plus, ni ici, ni ailleurs mais surtout pas dans cette vie ici, déclara l'homme politique, avec une voix qui trahissait sa colère, mais également un soulagement, comme lorsqu'on revoit un proche qui a frôlé la mort, on le hait d'avoir été imprudent mais on prend conscience qu'on l'aime et qu'on ne veut plus risquer de le perdre. Il regarda le dossier de manière faussement attentive, le travail était passé au second plan avec ce coup reçu dans l'estomac, mais regarder ailleurs en fulminant intérieurement lui permettait de pas croiser son regard et de partir en vrille. D'un air détaché peu convaincant il répondit à sa remarque. - Tu le saurais si tu te décidais à leur téléphoner, c'est pas de leur faute si tu gâches tous les efforts qu'ils ont fait pour ta gueule. Quant à toi je sais pas si tu as changé, je sais plus à quoi tu ressemblais avant que tu nous quittes. Une chose est sûre tu penses toujours autant à toi, pas de doutes là dessus, y'a que toi dans ce monde, je te reconnais. L'attitude de sa soeur lui faisait serrer les poings sur la table, tout en lisant encore. Parler ainsi comme si tout était normal, comme si toutes ses conneries devaient être acceptées sans broncher, lui rappelait à quel point il pouvait la haïr parfois. «Mais t'es qui connasse pour me faire ça ?» pensa-t'il. Il se contint, gâcher des retrouvailles par un coup de gueule trop précoce était une mauvaise idée.

Il voulait lui faire du mal, purement et simplement, on ne l'abandonnait pas lui, surtout pas elle. Il l'avait toujours su, c'était toujours tout pour elle, il essayait de la remettre sur le droit chemin, qu'elle soit heureuse sans se tuer, et elle le poignardait. Juste pour le faire souffrir lui. Il recula son siège à roulette, les mains croisées derrière la tête et le visage de nouveau tourné vers sa soeur, toujours aussi belle, comme elle avait su l'être pour lui faire garder les yeux sur elle pendant tant d'années, au mépris de ses prétendantes. Un sourire amer se dessina après quelques instants d'observation de celle qui était capable de le faire passer par tous ces états.
- Alors qu'est devenue madame je me casse à l'autre bout du monde sans prévenir personne. Assistante juridique, tu as traversé l'Atlantique pour ça, nan bravo c'est vrai qu'on en a pas chez nous. Je suppose que t'as dû enchainer les conneries surtout dans cette ville. Tu me diras c'est pas difficile à deviner te connaissant. Alors la drogue ? T'es mariée à un taulard en prison d’État ? Tu as fait le tapin pour la mafia locale ? Aller vas-y envoie, j'attends de connaître tes exploits. Je veux savoir toutes les aventures qui ont fait qu'à mon retour d'Afrique, j'étais seul. Je veux savoir pourquoi tu m'as abandonné sans te demander une seule fois dans quel état je pouvais être. Mais t'as raison c'est vrai, c'est pas comme si j'avais essayé de te sortir de toutes les merdes dans lesquelles tu te mettais. Je méritais pas de considération, je méritais pas non plus que tu te dises que tu pouvais me manquer. Son regard brillant brulait de haine et de rage à la suite de ces mots et ses poings serrés à se briser les phalanges cherchaient encore une surface massive et dure à frapper dans la pièce.  

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MessageSujet: Re: Josh + L'homme est le seul animal qui a la capacité de rire ou de pleurer.   Mar 31 Mai - 10:25







Ils étaient les deux faces d’une même pièce, collés l’un à l’autre tout en étant imprégnés d’une différence marquante. Lui avait toujours été l’enfant prodige, le jeune garçon parfait, calme, réfléchis, pensif, le parfait héritier de la famille. Elle, n’était qu’ombre, dissipation, échecs et autodestruction, elle était d’une impulsivité difficile à canaliser. Là où chaque être humain ayant croisé sa route avait  échoué, Josh avait réussi à l’amadouer, elle avait été docile puisque dès lors qu’elle s’égarait il était là, quelque part et recoller les morceaux qu’elle brisait d’elle-même. Sa famille ne cessait de s’indigner face à ses caprices, ses envies farfelus, tous posaient souvent un regard inquiet sur cette enfant intenable et irrationnelle. Josh avait été sa bouée lorsqu’elle faisait naufrage, du moins jusqu’à ce qu’elle ne devienne que la femme qui l’attend, celle qui sent son cœur se pétrifier de peur à l’idée qu’une balle ne lui enlève son frère. Elle attendait encore et encore. Rassurée lorsqu’il revenait de mission, euphorique lorsqu’ils n’étaient que deux, puis la même symphonie se rejouait en boucle. Lui, sac-à-dos contre l’épaule, lui tournait le dos. Les missions étaient variables, des semaines, parfois des mois, sans aucune certitude, elle attendait les jours qui passaient comme le faisait un cancéreux qui attendait que la mort ne vienne le prendre. Elle en avait eu assez, assez d’être celle de l’ombre, assez de n’être personne sans lui. Assez de n’avoir aucune certitude, assez des mensonges, des dinés de familles où elle devait jouer le rôle de la sœur et pas celui qu’elle désirait. Alors, elle lui avait tourné le dos, croyant que ce serait plus facile.

Elle s’était mentit à elle-même, sans limite, elle était devenue l’une de ces gamines de la rue, elle vivait dans un appartement à peine viable, elle passait de mains en mains lors des tournages, passive, dans l’espoir de se fair du mal, d’oublier d’où elle venait. Elle jouait un jeu dangereux. Elle savait depuis quelques mois qu’il était ici, dans cette ville, mais fut trop honteuse et trop fière pour lui faire face, lui le parfait garçon, un tableau peint avec tant de perfection lui donnait l’envie de planter ses ongles sur sa peau et de le déchirer en mille morceaux. Elle jouait la carte de l’indifférence, comme si toutes ses décisions prises impulsivement ne lui porteraient pas préjudice, comme si Josh n’était rien de plus qu’un frère d’alliance. Qu’il ne fut jamais l’amant, le seul et l’unique, celui avec qui elle pouvait dormir sans crainte, celui qui la ramassait, celui qui subissait. Feindre l’indifférence lui permettait de ne pas le supplier de lui pardonner, son égo était certainement plus fort que son amour à cet instant précis. Elle resta debout, lui, semblait vouloir éviter ses prunelles océans, il feinta une lecture d’un dossier qui n’avait plus aucune importance. Elle écouta attentivement ses propos, mordillant l’intérieure de sa joue droite. Elle encaissait sans broncher les reproches de Josh. Kim s’avança jusqu’à la vitre, croisant ses mains dans son dos, elle posa son regard sur les tours géantes qui ornaient la ville et la rendaient si belle la nuit. Vivante. Poisseuse. Crasseuse et capricieuse, telle était Los Angeles, comme elle, songeait-elle. « Par effort tu entends vouloir me faire suivre une thérapie parce qu’ils n’arrivent pas à me contrôler, à faire de moi le prototype de l’enfant parfait que tu étais. Je ne vais certainement pas m’excuser de ne pas vouloir vivre avec un collier de chien autour du cou. Je n’ai jamais caché mon égoïsme, Iverson. » Elle insista sur ce nom d’emprunt qui n’était pas plus vrai que ce métier dans lequel son frère semblait s’éprendre. Des questions se bousculaient à l’intérieur de son crâne, toutefois, elle se gardait bien de le questionner, elle savait très bien qu’il ne lui pardonnerait pas, qu’il ne comprendrait pas, qu’elle serait le martyr qu’il crucifierait pour se soulager.

Elle pivota sur elle-même, faisant face au grand blond qui la toisa d’un regard haineux, un regard qu’elle soutenait. Qu’elle défiait. Elle reçut les paroles du jeune agent comme une pluie d’acide, il faisait mal, il avait toujours été doué pour lui faire mal. Il avait toujours su où appuyer pour la faire saigner et malgré les années cela n’avait pas changé. D’abord il s’attaqua à son métier, puis il fit des suppositions sur ses déboires, sa déchéance. Il n’avait pas tords, bien qu’elle ne fut pas mariée à un taulard, elle avait cumulé les relations houleuses, violentes, encaissant parfois des insultes sans qu’elle n’eut la force de réagir. Puis vint la question fatidique, celle de son départ, sa trahison. Elle le laissa cracher son venin, visiblement à vif, elle s’attendait à ce qu’il lui saute dessus et l’étrangle jusqu’à ce que mort s’en suive. Elle reporta son attention sur le paysage puis tira une chaise qu’elle fit grincer contre le sol avant de se laisser tomber lourdement contre cette dernière. « C’est exactement pour ça que je suis partie. Tu t’entends ? Pour toi j’étais juste la fille qui foutrait sa vie en l’air, celle qui ne vaut pas mieux qu’un métier d’assistante juridique, celle qui ne serait jamais une grande avocate, celle qui ne vivait qu’à travers toi et ta petite personne. Parce que tu aimais ça Josh hein ? Que je sois celle qui attend, celle qui dépend de toi et que tu ramasses à la petite cuillère, ça te faisait chier autant que tu aimais ce pouvoir que tu avais sur moi. » Une lueur de défie se dessina dans les paupières de la jeune assistante juridique, elle ajouta en levant cette fois la voix «  Parce que jusqu’à preuve du contraire tu ne m’as jamais consulté pour savoir comment je vivais le fait que tu puisses finir six pieds sous terre ? Comment je vivais le fait d’être celle qui attend, celle qui se cache et en échange de quoi ? Hein de quoi Josh ? Un jour tu aurais fini par épouser une femme que ton père te présenterais, tu lui ferais des gosses parce que tu es comme ça. Papa dit, tu exécutes. J’en ai simplement eu marre de dépendre de toi pour tout et n’importe quoi sans aucune certitude. » Les mots fusaient, désordonnés à l’intérieur de son crâne, impulsivement elle cracha «  ça te ferait plaisir de savoir que sans toi je fais le tapin hein ? Que je cumule les mecs et les drogues ? Tu jubilerais à cette idée ? Mais tu vois je vais bien et ça te fait chier.  » Mentait-elle, elle posa ses mains sur ses genoux, essayant de contrôler ses émotions, cette envie de lui dire qu’elle n’était rien d’autre qu’une actrice porno, une femme qui s’humiliait, qu’elle ne serait jamais rien d’autre sans lui. « Et toi, alors t’as continué la construction de ta petite vie parfaite ? Tu t’es mariée à une jolie blonde ? T’as eu deux gosses blonds, de parfaits petits anglais qui seront comme papa chéri. J’imagine qu’une femme à ton bras ne doit pas forcément te contrarier alors madame Iverson si elle existe doit être de ces pots de fleurs ! » Elle ria, toisant le blond sournoisement. Elle le haïssait d’être ce qu’il était, d’être là sous ses yeux et de provoquer toujours autant de réactions en elle malgré les années. « Pourquoi t'es réellement là d’ailleurs ? » Lui demandait-elle tout en entrecroisant ses jambes, feintant un regard amusé pour dissimuler la brume qui naissait sous ses paupières. Brume qu’elle chassait, l’idée même qu’elle puisse perdre la face devant lui, lui était inconcevable.
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MessageSujet: Re: Josh + L'homme est le seul animal qui a la capacité de rire ou de pleurer.   Mar 31 Mai - 21:15





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Avec Kim Waltham

C'était les retrouvailles qu'il espérait. Se tomber dans les bras, ils en mourraient d'envie, enfin lui oui, mais ils ne pouvaient se contenter de ça. Comme une tradition, ou une malédiction éternelle, il leur fallait passer par un affrontement impitoyable. Cette manie lui paraissait aussi détestable que primordiale. S'ils n'étaient pas passés par là, alors sûrement quelque chose était cassé entre eux. Hausser le ton, s'envoyer des piques, se haïr jusqu'au bout était un moyen de s'assurer que leur lien n'avait pas été altéré. Comme il l'avait prévu, l'agent du Mi-6 après toutes ces années de vie commune connaissait son tempérament, Josh dut faire face lui même au critique. Comme d'habitude, elle se foutait en l'air, ne respectait rien mais il fallait lui remettre tout sur le dos. On lui reprochait d'être trop parfait que c'était insupportable, mais l'instant d'après on lui expliquait qu'une erreur de sa part pouvait tout faire s'écrouler. C'était paradoxal certes, mais c'était sa soeur, tout et son contraire pouvait être utilisé contre lui, dans le seul but de se défausser et de le faire culpabiliser. C'était parce qu'elle ne voulait être comme lui qu'elle se sentait obligé de tout détruire, mais c'était parce qu'il n'était pas exactement comme elle prétendait qu'il était qu'il n'arrivait pas toujours à la sauver. Son traditionnel discours de jeune rebelle en mal de liberté, en recherche d'anticonformisme le fit sourire de l'intérieur mais il n'en montrait rien. Toujours ce même regard incandescent dans ses yeux, tout pouvait s'y lire ; l'envie de la plaquer contre le mur, frapper ce-dernier pour laisser exploser sa rancœur, l'embrasser avec passion: tout y était mêlé.
- Ne pas vouloir vivre avec un collier de chien, je comprends... mais dis moi tu la vis comment ta belle liberté de devoir traverser la ville, patienter des heures pour me remettre un pauvre dossier parce que ta supérieure, elle, est occupée avec son gosse ? Nan laisse moi m'imaginer comme cette grande liberté doit être grisante, te faire chier toute la journée, pour un pauvre salaire suffisant pour te payer ton petit appart', tes vêtements pour le boulot, l'essence pour aller au boulot, et le droit de la fermer si tu veux pas finir à la rue. Je croyais que tu étais une vraie rebelle, non, une révolutionnaire ma sœur, mais c'était visiblement trop dur de vivre le coup à fond.

Il ne releva pas l'accentuation de son faux nom, il était entré dans sa nouvelle identité, ou plutôt il était capable de jongler avec, si quelqu'un l'avait appelé Wolsey, il aurait été capable de ne pas s'en apercevoir selon la personne. Ses jambes se posèrent sur son bureau, tandis que sa chaise pivotait légèrement de droite à gauche et de gauche à droite devant sa sœur assise devant lui. Un sourire en quoi fit son apparition discrètement, elle se forçait à avoir l'air d'être à l'aise et forte, véhémente, vindicative et c'était beau à voir, elle était la seule à sa connaissance à lui tenir tête perpétuellement. Elle qui se voulait libre était finalement piégée par le paraître. Toujours sa petite personne, il était très étrange pour Josh de remarquer que la personne la plus égoïste qu'il connaissait était sûrement celle qui lui avait donnée le plus d'amour. Un amour violent, malsain mais sincère et pur d'une certaine façon. Ses remarques ou plutôt ses nouveaux reproches ternirent son regard, non seulement car elle osait encore en faire mais surtout parce qu'elle visait juste. Cela avait toujours été un crève-cœur de l'abandonner, de ne plus la voir, de risquer de ne plus la voir jamais, de revenir et d'être devenu futile à ses yeux. Ça n'avait jamais été un plaisir malsain de la voir se détruire pour la secourir par la suite, jusqu'à l'infini, mais il aimait sentir qu'il lui servait à quelque chose, qu'il était important. La voir réussir était autant pour lui un rêve qu'un cauchemar au fond, il voulait sincèrement qu'elle soit comblée et épanouie mais il craignait au plus profond de son être que ce faisant il ne devienne plus rien à ses yeux. Le conseiller prit alors une profonde inspiration contenue après tout ce qu'il venait d'entendre.
Tu veux que je te dise, oui j'ai voulu que tu dépendes de moi, mais t'es trop conne pour comprendre, pour toi c'est parce que j'aimais cruellement te dominer ou je sais pas quelle connerie, pauvre conne t'as jamais pu te dire que si je voulais que tu dépendes de moi c'est parce que moi je dépendais de toi, fulmina l'ancien commando qui décroisait ses jambes et avançait son siège jusqu'au bureau massif à nouveau, les poings serrés sur des papiers, des copies de dossiers des dépenses de la ville. Son regard bavait de haine, comment osait-elle comparer ses missions à sa petite crise prétentieuse ? Quand lui faisait face et partait au Pakistan pour s'occuper d'une cellule terroriste, elle elle s'enfuyait, elle partait dans un bon pays confortable qui lui offrait tout ce qu'elle voulait pour continuer sa déchéance.
- Essaie même pas de parler de ça, quand je galérais avec des gars dans les montagnes afghanes, à me les geler dehors je pensais à toi et au moment où je reviendrais: toi quand tu prenais ta dose dans un taudis de Los Angeles viens pas me dire que j'étais ta préoccupation. N'essaie même pas de comparer, je faisais quelque chose d'honorable, je faisais pas une petite crise pour ma gueule contrairement à toi. Car n'oublie pas la différence entre nous deux, si j'étais pas revenu, tu aurais jamais eu à te demander si c'est parce que tu ne comptais plus pour moi. Moi si, je l'ai eu cette question.

Le conseiller se leva pour détendre ses muscles à vif à cause de la colère et longea la baie vitrée, avant de s'arrêter, le dos tourné à sa sœur. Ses yeux détaillaient les grattes-ciel qui se faisaient concurrence pour savoir lequel se rapprocherait le plus des anges. Une certaine chaleur s'en dégageait car elle avait accumulé les rayons en silence, plus qu'elle ne pouvait en garder.
- Non tu ne vas pas bien, ça fait quelques temps que je suis là, tu n'aurais pas attendu tant de temps si t'avais pas des galères à cacher. T'es sortie diplômée de Cambridge, t'es assistante juridique, me fais pas croire que tu t'en sors après des années ici. J'ai toujours pensé que si tu venais un jour aux États-Unis, ça aurait été pour devenir célèbre, peut-être comédienne à Broadway, actrice à Hollywood, mais pas que tu abandonnerais ta vie en Angleterre pour celle que tu as aujourd'hui ici... Sa main se posa sur la vitre comme si elle voulait toucher ou attraper un des lointains colosses de pierre et d'acier qui pointaient vers le ciel. Une ville s'offrait à lui après seulement quelques semaines de présence ici, il se retourna, sur le mur d'en face trônait un diplôme de Yale encadré. C'est sûrement une des vies qu'il aurait pu avoir s'il avait été américain. Ma vie parfaite ? Je risque ma vie pour des gens qui oublieront mon nom, je peux pas avoir de vie de famille parce que c'est très compliqué de devoir mentir tous les jours à la personne qu'on aime, à part peut-être pour toi. Pour l'instant je la vois pas mais je la veux pas. Ça a toujours été ton problème de croire que j'étais soumis à mes parents parce que je les écoutais, toi aussi tu l'es à ta façon. A chaque fois qu'ils font quelque chose tu fais tout pour gâcher leurs efforts, uniquement parce que c'est eux. Si t'avais su faire la part des choses, aujourd'hui tu serais plus libre et heureuse que tu ne l'es maintenant. T'en prends pas à moi pour tous tes échecs.

L'orage semblait passer, désormais il était simplement heureux de la revoir. Il voulait encore la soutenir, tant qu'il le faudrait, si elle acceptait de se reposer sur lui comme au bon vieux temps. Il retourna à son bureau et reprit le dossier qu'on lui avait amené. Une demande de dédommagement à l'amiable qu'il signa au nom de la mairie de Los Angeles. Puis il le tendit à sa sœur. Il remplissait son rôle avec le plus grand des sérieux, si bien qu'un individu lambda, et même des personnes du milieu l'aurait pris pour un véritable homme politique.
- Comme tu le vois, je suis conseiller du maire, ça me va bien non ? La dernière fois qu'il l'avait vu, il était encore militaire, depuis même si il lui arrivait encore de participer à des opérations, il était devenu membre du MI-6, les services secrets anglais. Par prudence il ne dirait rien, même à sa sœur, il ne savait pas avec quel genre d'individus elle pouvait traîner, et la connaissant, il craignait le pire. Ses pas le faisaient passer devant sa bibliothèque, il aimait beaucoup la lecture, quels que soient les sujets d'ailleurs ; dès qu'il avait du temps, il se plongeait dans un livre, entre les rendez-vous, les conférences, les interviews, pendant les voyages. Son coeur et sa voix s'adoucirent à mesure qu'il marchait, son regard se faisait plus bienveillant. Le conseiller s'adossa au mur jouxtant la bibliothèque, les yeux rivés sur soeur. Kim, je suis là maintenant. Je veux dire... si t'as des problèmes, si t'es seule j'ai un appartement avec de la place pour toi. Si t'as des emmerdes reste pas toute seule à t'enfoncer. Pas maintenant.  

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MessageSujet: Re: Josh + L'homme est le seul animal qui a la capacité de rire ou de pleurer.   Mer 1 Juin - 23:25







Kim avait toujours était trop. Trop impulsive, trop désordonnée, trop dissipée, trop émotive, trop tout. Son entourage n’avait de cesse de lui reprocher cela, tous se liguaient contre elle et elle vivait les repas de famille comme s’il s’agissait d’une lapidation sur la place publique. Chaque fois, ils prenaient soin de pointer du doigt la perfection de Josh, elle s’était souvent demandé si c’était une technique psychologique tordue qu’ils utilisaient dans le but de les séparer. Elle n’aimait pas sa perfection et ne l’avait jamais aimé sans comprendre d’où lui venait toute cette haine, elle s’en nourrissait paradoxalement. Car sans cette perfection, sans cette intelligence, ce sang froid, Josh n’aurait jamais réussi à la relever dans des moments où tout semblait s’écrouler sous les pieds de la petite brune. Elle avait toujours eu besoin de son attention, parfois dans un élan d’égoïsme, dès lors qu’elle sentait qu’il serait susceptible de l’oublier, d’effacer ce qu’il y avait entre eux, elle sombrait dans des déboires honteux, destructeurs. Et tout cela dans une pensée inconsciente qu’elle ne pouvait contrôler. Après l’armée, elle avait longuement songée à ce que pourrait être la vie de Josh sans elle et la sienne sans lui. Elle avait pris le temps de mesurer les risques et était tout simplement partie sans un mot. Elle avait mis du temps à comprendre qu’ici ou ailleurs, sans lui, elle n’était rien. Ce que le grand blond ne tarda pas à souligner avec des mots aussi amers que ceux que la brune avait utilisés.  

Ce n’était pas tant les mots, au-delà du fait qu’il avait raison sur toute la ligne et qu’elle n’était, à présent, plus cette jeune rêveuse, Los Angeles avait fait d’elle son esclave, aujourd’hui enchaîné à un travail qu’elle n’appréciait pas et un autre qui la pourrissait de l’intérieure. Elle avait rêvé de tapis rouges, de sourires aussi blancs que neige, de succès et elle n’avait rien de tout cela. Ses iris azurs sombrèrent légèrement tandis que le ton utilisé par son frère la poignardait en plein cœur. «  Tu devrais être content non ? Je suis devenue juste plus réaliste qu’avant ». Le piquait-elle avec froideur tandis que les mots fusèrent les uns après les autres. Tous plus violents, mesquins, du moins pour ce qui était de Kim. Car son frère semblait blessé, trahis par sa fuite, trouvant à présent l’excuse qu’il risquait sa vie pour un pays qui se fichait bien de lui. Elle secoua son visage, glissant ses ongles peints de rouges dans ses cheveux ébène. «  Tu dis dépendre de moi, mais ça ne te posait aucun souci d’aller foutre ta vie en danger pour un pays qui s’en foutait totalement de ta gueule ! Ok, je suis partie, mais alors quoi ? Qu’est-ce que j’étais censé faire à part attendre qu’un jour un mec vienne sonner à ma porte et me dire que tu te serais fait sauter la tronche ? Puis merde ! » Grommelait-elle en tentant de calmer sa rage et les perles salés qui se logeaient furtivement derrière ses paupières.

Elle allait bien, c’était ce qu’elle tentait de se dire, de lui dire, une constatation qu’il rejetait en tout point. Il avait raison, elle n’allait pas bien et le fait même qu’il puisse avoir raison la rendait encore plus explosive. Elle le fusilla du regard tandis qu’il retraçait ses échecs points par points. Les uns après les autres. Elle sentait son cœur faillir sous les balles qui avaient la forme de mots. Elle serra son poing sur son genou, contenant la fureur qui se déployait à l’intérieur et consumait ses organes vitaux. «  Fais pas semblant de faire celui qui croit que si j’ai été à Cambridge c’était par plaisir. On sait tous les deux que si j’y suis allée c’était simplement pour être avec toi comme toujours. Je n’ai jamais dit que mes échecs étaient de ta faute et encore moins celle des parents, je suis comme ça, seulement je l’ai mis en veilleuse quand tu partais par passion et j’ai aussi mis en veilleuse mes rêves pour ta gueule. Si tu veux te borner à croire que je suis qu’une sale petite égoïste vas-y, ça me prouvera finalement que j’ai fait le bon choix. » Crachait-elle avec hargne, tandis qu’elle n’observait que son dos.

Elle soupira, lassée de cette guerre. Non pas qu’elle n’ait pas l’habitude, seulement, qu’elle réalisait aujourd’hui qu’elle ne pourrait jamais vivre sans lui. Qu’il resterait sa bouée de sauvetage. Elle vit sa silhouette qui s’approchait d’elle, mordillant sa lèvre inférieure, la petite brune fit un effort surhumain pour ne pas se jeter dans ses bras et vider toutes les larmes de son corps contre sa chemise si bien repassée. Elle esquissa cependant un sourire en coin, lorsqu’il se venta de sa position tout en attrapant le fameux dossier entre ses mains. « Oui. De toute façon le costume a toujours été le vêtement qui t’allait le mieux » Elle replaça de longes mèches brunes qui rongeaient ses joues rondes et presque infantiles, plaçant ces vilaines derrière son oreille elle ajouta «  Je me souviens très bien à quel point tu n’étais pas doué pour mettre ta cravate en revanche, faut croire que tu sais le faire maintenant. » Elle le toisa, sans aucune animosité, observant simplement les épaules d’un homme qui l’avait toujours protégé du monde et d’elle-même. Un homme qu’elle ferait encore souffrir s’il découvrait qu’elle salissait tout son être dans un monde de déchéance et de sexualité. Elle avait honte. Extrêmement honte. Et elle était triste, de ces tristesses qui viennent par vague vous submerger, de cette tristesse lorsqu’une mère comprend enfin qu’elle n’est plus utile à son enfant.

Le blond lui murmura quelques mots doux, une proposition d’aide, parce qu’il savait qu’elle cachait quelque chose. Il le sentait. Il savait toujours tout d’elle, lisant son âme comme s’il s’agissait de l’un de ces livres contre lesquels il était adossé. Pendant de longues minutes elle resta silencieuse, observant simplement ce dossier qu’elle avait posé sur ses genoux. «  Je vais bien. » Mentait-elle dans un souffle presque inaudible avant de se lever. «  Je veux dire, cet appartement ? Je pourrais quand même y venir de temps en temps ? » Elle avait toujours été un poids dans sa vie, se comportant avec égoïsme pour avoir son attention. Elle ne voulait qu’aucune autre ne puisse la remplacer, cette crainte l’avait rongé jusqu’à la moelle. Elle était de nouveau présente, là, nichée entre ses entrailles. «  Tu sais, en vrai je t’ai vu à la télévision et contrairement à ce que tu crois y’avait pas un jour sans que je me demande ce qu’étais ta vie sans moi et j’espérais vraiment qu’elle était bien mieux qu’avant, t’as quand même toujours mérité mieux que tout ça. » Par tout ça, elle voulait dire elle, par tout ça, elle voulait surtout dire toutes les déceptions qu’ils y avaient eu dans sa vie dès lors que Kim se tuait à coup de comportements absurdes. Elle songeait surtout à sa vie maintenant, à ce secret qui lui pesait sur les épaules. Elle ne pourrait pas arrêter. Non pas qu’elle y prenait du plaisir, mais parce qu’aussi tordue que cela puisse paraitre, elle faisait partie de cette ville et de sa noirceur derrière ses paillettes.
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MessageSujet: Re: Josh + L'homme est le seul animal qui a la capacité de rire ou de pleurer.   Ven 3 Juin - 19:26


Fuck j'ai supprimé ce post comme un con
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MessageSujet: Re: Josh + L'homme est le seul animal qui a la capacité de rire ou de pleurer.   Lun 6 Juin - 20:42







Ses mains larges et masculines se posèrent délicatement sur ses épaules frêles et tendues. Elle fut parcourue d’un long frisson qui lui caressait l’échine, preuve que le désir qu’il éveillait jadis en elle, désir qu’elle jalousait et gardait précieusement, n’était pas décédé au fil des années. Loin de toute la rage qu’elle ressentait à son encontre il y avait quelques minutes, elle se sentait à présent apaisé. Sa barbe hirsute agressait son grain de peau, mais il s’agissait là, d’une douce piqure de rappel. Ces longues années où elle avait grandi à ses côtés, jalousant cet homme aussi fort qu’elle le désirait. Ces nombreuses nuits où ils vivaient d’un amour secret, victime d’un pacte entre un père et une mère qui légalement partageaient ces deux enfants si différents. Elle vivait dans une bulle à l’époque, une bulle qu’il entretenait par des caresses et des baisers dont elle était l’unique réceptacle. Malsaine et pure pourraient être les deux adjectifs décrivant cet amour passionnel. Ses paupières s’étaient closes, tel le chat soupirant sous les caresses de son maitre, elle fit de même. La bataille était terminée. Ce que l’homme politique lui rappela en lui susurrant des mots indécents à l’oreille, en guise de ligne de défense, elle esquissa un sourire narquois, levant ses iris aux cieux. « Je peux tout enlever rapidement et tu le sais mieux que personne. » Lui répondit-elle piquante et amusée. Il embrassa sa peau, elle frissonna de nouveau, mais une grimace tira ses traits de poupée lorsqu’il se détourna d’elle.

Elle ne le quitta pas du regard, tandis qu’il fit le tour de ce bureau boisé au prix exorbitant. Son allure avait toujours été celle d’un homme à l’aise avec ses mouvements, d’une gestuelle adroite il était capable de faire fondre bien des femmes. Elle en avait été la première victime et elle le haïssait pour cela. Elle l’écouta discuter avec sa secrétaire, divine créature blonde et grande, tout ce qu’elle n’était pas. Dans son bas ventre elle sentit la naissance d’une pointe de jalousie qui la chatouillait. Elle chassa l’image de son frère et de cette femme et reporta son attention sur les mots qu’il prononçait à son égard. Elle acquiesça s’approchant de son frère, elle s’était assise sur le bord de son bureau, parcourant la paperasse du regard l’air songeur. « J’habite à South Central dans le quartier Watts. Ce n’est pas le paradis ni le glamour, tout le contraire, mais mon duplexe possède un charme assez particulier et j’habite seule. Je suppose que le tiens doit être d’un luxe typique. Je pourrais peut-être lui donner une petite touche personnelle si jamais.» Ce quartait de Los Angeles était certainement le plus malfamé et le plus dangereux de la ville, mais elle s’y était habitué et savait prendre des précautions et puis le lieu de tournage de ses films se trouvait non loin de chez elle. Quant à son duplexe, elle le louait pour un prix dérisoire et sa griffe d’artiste avait fait de ce lieu une véritable œuvre d’art. Elle parcourait du bout des doigts les feuilles éparpillées sur le bois. Songeant à tout ce travail qui ne ressemblait pas à son frère, ainsi il lui offrait surtout une sorte de double paternel, qu’elle n’appréciait qu’à moitié, après tout, Josh avait toujours misé sur la sécurité financière, malgré un parcoure mouvementé à l’armée, elle se demandait bien ce qui l’avait poussé à partir de ce corps d’arme.

La pique qu’il lui lança lui fit plisser les yeux, elle le toisa sans répliquer toutefois, souhaitant entendre ce qu’il avait à lui dire. La révélation se fit d’autant plus douloureuse que pendant de nombreuses années, elle n’avait jamais osé lui poser la question. Cette situation secrète aussi excitante fusse-t-elle à l’époque, il vint un moment où la brune en était usée. Faire semblant au quotidien, aux repas, lorsque le père de famille annonçait de façon nonchalante que son fils épouserait une grande dame tout en toisant la petite brune avec dédain avait été des instants de souffrances qu’elle avait tenté d’enfermer dans une boite. Cela n’avait pas fonctionné et l’acharnement de ce point d’interrogation qui avait l’apparence d’une épée de Damoclès suspendue sur le haut de son crâne avait eu raison de son amour. Il ne s’agissait non pas de l’usure, d’une haine silencieuse qui nourrissait bien des couples unis depuis des années, non, Kim le savait mieux que personne qu’importe les années, Josh serait toujours l’être qui la ferait rugir d’amour. Non, bien sûr. Il s’agissait plus d’impuissance qui s’était cachée derrière sa propre lâcheté. Elle avait fui une guerre qu’elle pensait perdue d’avance, tandis que cette dernière n’avait pas encore commencé. La seconde joute verbale du blond l’amusa et pendant quelques secondes chassa l’idée de lui arracher le visage à coup d’ongle pour le punir de se jouer autant d’elle et de ses sentiments. « Parce que c’est bien connu tu es le type le plus facile à vivre sur cette planète ! » Lui répondit-elle tout en secouant son visage amusé.

Elle se pencha légèrement sur l’interphone lorsque son frère offrit à sa secrétaire des congés. Pendant quelques secondes, la crainte fut de retour, cette femme avec Josh. Bien sûr, elle devait être merveilleuse, parfaite même. Trop aux yeux de Kim qui n’avait jamais supporté les femmes rodant autour du grand blond et il y en avait eu. Des tonnes même. « Une pizza ça m’ira. » D’une main fugace elle jeta délibérément les dossiers sur le sol. Ainsi, elle ressemblait à ces chats vicieux qui pullulaient sur internet, ceux qui observaient le maître avec malice tandis qu’il poussait d’une patte agile les tasses de cafés sur le sol. « Je te trouve bien proche de ta secrétaire dis. Tu sors avec elle ? D’ailleurs tout à l’heure tu as bien glissé ton insinuation quant à ma situation amoureuse, mais tu ne m’as rien dit de la tienne. » Ses joues passèrent d’un blanc pâle à une couleur aussi rosé que le vin portant le même pseudonyme. Elle sentait son cœur s’éclater contre ses os, tandis que ses veines gonflées de nervosité. Sa voix tremblait. Non satisfaite de ce début de crise elle cracha « D’ailleurs pourquoi tu ne m’as jamais dit ça ! Je veux dire que tu aurais eu le cran d’officialisé, c’est ridicule pourquoi maintenant ? Alors que ça aurait pu éviter tellement de chose ? Hein pourquoi Josh ? » Elle se sentait ridicule, miniature face à ce géant capable de la rendre aussi hystérique qu’Anna O, premier cas recensé d’hystérie dans l’histoire de la psychanalyse. Elle s’installa délibérément au milieu du bureau et attrapa le téléphone disposé à ses côtés, frôlant de son talon le genou du blond elle lui ordonna « Vas y commande mon grand avant que je ne crève de faim et évites de confondre ma pizza favorite avec celle de ta blondie. » Partout où elle posait son regard, il n’y avait pas un endroit dans ce bureau où elle ne l’imaginait pas avec cette femme. Elle souffrait d’une jalousie puérile. Le truc, c’est qu’il s’agissait d’une maladie chronique.
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MessageSujet: Re: Josh + L'homme est le seul animal qui a la capacité de rire ou de pleurer.   Mar 7 Juin - 4:32





«L'homme est le seul animal qui a la capacité de rire ou de pleurer»

Avec Kim Waltham

Chasser le naturel il revient au galop. Des années d'éloignement, de plusieurs milliers de kilomètres, n'avait pas altéré leur lien profond que personne ne pouvait détricoter malgré la plus grande volonté du monde. Effectivement, autour d'eux se formait une bulle qui les enveloppait et les coupait du reste du monde. Et personne ne pouvait y entrer. C'était leur univers, celui qu'ils s'étaient construits seuls, dans lequel ils pouvaient s'écharper et se réconcilier. Leurs parents respectifs, naïfs étaient fiers d'eux, de l'alchimie entre les enfants, eux qui craignaient les difficultés de cohabitation d'une famille recomposée. Ils estimaient avoir réussi à créer une alchimie harmonieuse dans la famille, que leur tempérament avait créer des relations naturelles entre les enfants. En réalité ils ignoraient tout de ce qu'ils avaient engendré, ils ignoraient qu'ils les avaient jeté dans la gueule d'un destin qui faisait tout pour les attirer l'un vers l'autre. Les naïfs voyaient du fraternel là où il y avait du charnel et du passionnel. Quand ils voyaient une sœur allant voir son frère jouer dans les équipes de foot jeunes d'Arsenal, il s'agissait en réalité d'une amoureuse allant voir son tendre se dépenser et faire la charmée par son talent. Lorsqu'ils voyaient un frère attentionné qui faisait son devoir en allant voir la représentation théâtrale de sa sœur, il s'agissait d'un petit ami venu admirer le talent et soutenir la fille qui l'aimait. Cette vie intense collait parfaitement à l'adrénaline qu'offre une vie secrète à l'adolescence.

Petits on les surprenait dans le même lit, ils n'avaient rien fait et n'en étaient pas au stade de faire des choses, mais ils avaient le besoin vital d'être l'un avec l'autre, alors ils prétextaient un mauvais rêve, un orage trop bruyant, et leurs parents en riaient. Alors qu'ils grandissaient et que se tramaient des choses secrètes entre, ils se firent moins voir. On les surprenait au lit, mais rien de grave, la couette remontés jusqu'au cou, les jeunes tourtereaux regardaient une série en DVD, avec une peu de bouffe. Aucune ambiguïté n'était alors soupçonnable pour ces parents qui mettaient leur proximité sur des vieilles habitudes d'enfants qui n'avaient pas voulu grandir. Ceux de leur âge avaient peut-être plus de doutes. Lui comme elle étaient très courtisés et pourtant personne ne trouvait grâce à leurs yeux. C'était d'autant plus difficile pour les prétendants et prétendantes qui jugeaient rusé d'aller demander conseil à l'un pour charmer l'autre. Comme pour les mecs à qui elle laissait un espoir mais qui devaient être "validés" par son frère. A cela s'ajoutaient leurs nombreuses balades dans les parcs en tête à tête entre les cours, ou le fait qu'ils étaient tout le temps collés l'un à l'autre en soirée.

Leur petit jeu pouvait reprendre comme avant, enfin pas tout à fait comme avant, cette fois-ci ils étaient libres. Il la provoquait, elle rentrait dans son jeu et il devait redoubler d'efforts. Sa remarque le fit sourire. Oui il le savait très bien, mieux quiconque il espérait. Ses traits fins et sublimes étaient parfaitement adéquats avec sa façon mêlant subtilité et franc-jeu avec laquelle elle avait toujours été capable de lui faire tourner la tête. Il s'en voulait terriblement d'avoir lancé les hostilités, parce qu'il subissait désormais les représailles ; et sous yeux le narguaient de parfaites jambes, douces et qu'il ne connaissait que trop bien. Son coeur s'inquiéta à l'évocation de ce quartier plutôt mal famé. Il avait dut y foutre les pieds deux ou trois fois mais c'était un lieu qui posait beaucoup de problèmes, la police n'entrait plus, le service de santé y était quasi inexistant. C'était décidé, elle viendrait chez lui, avec tous ses délires d'artiste s'il le fallait. Mais son cerveau était ailleurs, obnubilé par ces jambes sobrement dévoilées. Ses roues bougèrent un peu pour le mettre - son visage - face à elle. Elles l'appelaient, c'était obligé. Ses lèvres s'apposèrent doucement à plusieurs reprises sur l'une d'elle tandis que ses mains effleuraient son contour. Ses yeux perçants la regarder parler avec avidité.
- Quand tu parles de mettre une touche personnelle, tu entends taguer les murs et péter les vases ? s'enquit-il avec une innocence espiègle. Puis il reprit un ton plus sérieux, plus adulte. Non viens y mettre ta touche, de toutes les façons depuis des années je trouve les maisons vides quand tu y vis pas, et mon lit froid quand tu y dors pas. Se sentant un peu forcé de dédramatiser la situation, il enchaîna à nouveau plus léger. Mais euh, on est d'accord tu vas pas vider les poubelles dans mon appart, en disant que c'est une oeuvre d'art critiquant le matérialisme ou la société de consommation hein ? Les délires des artistes d'aujourd'hui lui paraissaient parfois étranges. Ses lèvres chaudes longèrent encore la jambe, et, il finit par se reculer comme s'il n'avait rien fait.

Ses yeux retournaient à son écran, un dossier et un code civil lorsque les reproches sur fond de jalousie. Sur de tels sujets, elle pouvait être une vraie tempête, mais à chaque fois - même dans les sujets les plus intenses - il devait réprimer un rire au fond de lui. Son joli visage virant au rouge lui donnait un tel air craquant qu'à chaque fois il se disait que jamais les rafales de vent et les grandes vagues dans la gueule n'avaient été aussi mignonnes. Au fond même si elle se faisait des films sur son assistante, qui était jolie mais mariée, il se réjouissait qu'elle éprouve encore de la jalousie pour une femme le côtoyant. Cela le rassurait même car il aurait mal vécu de voir un homme l'approcher de trop près. Ses doigts tapaient un mail machinalement, ses oreilles étaient habitués à ce genre de reproches, elles les avaient mémorisé à force de les entendre. Aussi il ne dut pas manifester outre mesure l'attention, il savait avant qu'elle ait fini ce qu'il allait lui répondre. Ce qui pouvait être frustrant pour l'interlocuteur, quelqu'un qui ne vous écoute pas mais répond dans le mille.
- Je suis célibataire depuis ton départ, une autre question ? répondit-il sans quitter son ordinateur des yeux. Il avait eu des aventures, histoires d'un soir mais jamais il n'avait été avec quelqu'un. Il n'avait ni l'envie ni le temps. Puis les reproches réellement sérieuses revinrent alors, ses yeux quittèrent leur cible et se posèrent sur elle, pénétrant. Le siège se recula à nouveau. L'ancien soldat encaissait les assauts. Elle avait raison, il aurait dû tenter de sauter le pas mais à l'époque, quelque chose faisait obstacle. C'était quelque chose qui l'avait beaucoup fait cogiter, mais au moment de répondre, l'heure des pizzas sonna.

D'un mouvement l'homme politique se leva, sa cravate noire qui rendait sa chemise d'autant plus blanche, suivit l'élan. Josh fit un pas pour rejoindre le bureau. Cette fois-ci elle avait bougé, ses jambes pendant depuis le bureau. Debout face à elle, presque contre elle, entre ses jambes, il tenait le téléphone qui sonnait et il se présenta, donna l'adresse.
... il nous faudrait une napolitaine et... une indienne, demanda-t-il, la deuxième était celle de Kim. Il était sûr d'avoir tapé dans le mille et d'avoir marqué des points, alors après avoir raccroché, il s'octroya un petit plaisir très taquin mais pas bien méchant. Dans un sourire de garnement il enchaîna avec un: Oui non ma blondie, c'est une reine... qu'elle prend. Son visage retrouva sa contenance et son sérieux en repensant à ce qu'elle lui avait dit peu avant. Ses yeux, son visage baissés accusaient le coup. Mais à l'époque je savais pas ce que je représentais à tes yeux, je le sais toujours pas d'ailleurs. Mais quand j'étais dans l'armée j'ai commencé à cogiter, je savais que tu t'inquiétais plus que n'importe qui, je trouvais normal qu'on existe vraiment tous les deux. Alors même si j'étais pas sûr de moi cette fois-là, je me suis dit «quand tu rentres d'Afrique, tu officialises, tu sais pas ce qu'il se passera la prochaine fois», sauf qu'à mon retour tu étais déjà partie. Son visage se releva alors, à quelques centimètres de celui de sa sœur, ses yeux intenses semblaient pourtant bien émus en croisant ceux de celle qui l'avait quitté jadis.

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